Maltraitance animaleLe 10 octobre 2018, à l’ initiative de CIWF (Compassion In World Farming), 130 ONG ont lancé une pétition Européenne pour mettre fin à l’élevage en cage en Europe.

Y participent notamment  la SPA, 30 Millions d’Amis et la Fondation Brigitte Bardot.

Ces ONG agissent dans le cadre du Traité de l’Union Européenne qui en son article 11§4 autorise les initiatives citoyennes européennes. Aux termes de cette disposition et du règlement du 16 Février 2011, les citoyens d’au moins le quart des États membres peuvent soumettre à la Commission Européenne une pétition réunissant au moins 1 million de signatures sur un délai d’un an. La Commission est alors tenue de donner son avis sur la requête voire de prendre une directive, ce qui influera sur la législation des États Européens.

Le nombre de signatures sera relevé en octobre 2019 et si elles atteignent au moins 1 million de voix la pétition sera examinée et pourra changer la vie des animaux de ferme de l’Union Européenne.

Aujourd’hui, le nombre de signatures a atteint plus de 500 000.

Cette pétition explique que 370 millions d’animaux dont 90 millions en France sont élevés en cage à travers l’Europe : « les animaux sont des êtres sentients, capables de ressentir de la peine et de la joie. Enfermés dans des cages sans jamais pouvoir en sortir, ils endurent d’immenses souffrances, leurs mouvements sont limités et ils n’ont pas la possibilité d’exprimer leurs comportements naturels. »

Cette pratique concerne par exemple 33 Millions, soit 69% de poules pondeuses, poulettes, poulets de chair reproducteurs. Les poules sont débecquetées c’est-à-dire qu’on leur coupe le bec car la vie sans espace les rend agressives les unes envers les autres, elles ne peuvent ni gratter le sol ni étendre les ailes, elles sont malades et peuvent être étouffées par le nombre  de leurs congénères. Les poulets de chair qu’on fait grossir trop vite s’effondrent sur leurs pattes qui ne peuvent pas les porter.

L’élevage de cochons industriel, qui n’est pas tendre pour les cochons, réserve un sort pire à la truie : confinée dans des cages de gestation puis des cages de mises bas, elle ne peut pas bouger, ce qui ankylose et affaiblit les os et les muscles de ses pattes. Elle ne peut pas non plus préparer un nid de paille pour le porcelet à naître. Son système immunitaire est moins performant, elle a des infections urinaires, des plaies, des torsions de l’estomac ou encore des ulcères. Les petits nés, elle ne peut les toucher qu’à travers la cage et est impuissante lorsqu’ils vont mal et meurent. Très sociables, l’isolement lui est préjudiciable et les truies doivent désormais être élevées en groupe pendant la gestation. C’est la vie de 19 millions soit 99% de truies en France. Les petits sont stérilisés et équeutés à vif .

La vie et la mort en cage concerne également les canards, et oies gavés pour le foie gras, les cailles et les lapins, ces derniers étant à 97% élevés en cage.

On élève également les veaux en cage. Les bovins adultes sont fréquemment dans des stabulations, ce qui ne vaut guère mieux.  Les veaux sont retirés au bout de quelques jours voire dès la naissance à la mère qui ne peut prendre soin de leur petit, dans le but de recueillir le lait accumulé en vue de la consommation humaine. Ces séparations sont déchirantes mais le profit est prioritaire et prévaut sur la loi de la nature et celle de l’amour maternel..

Au bout de quelques semaines, agneaux, veaux, poulets, lapins sont acheminés vers l’abattoir où ils meurent dans ces conditions barbares qui ont été portés à la connaissance du public notamment par L 214.

Les poussins mâles et les canes nouvelles nées ont encore moins de chance puisqu’ils sont gazés ou passés au broyeur dès leur naissance.

Quel est le sens d’une vie si elle ne sert qu’à être exploitée par autrui, du premier au dernier souffle ?

Les animaux ne sont pas des choses et leur vie leur appartient. Si  les humains pensent aujourd’hui avoir le droit de leur donner la mort, à tout le moins convient –  il de les élever dans des conditions respectueuses de leur bien –être et alternatives à l’élevage intensif.

90% des Français seraient contre l’élevage en cage.

La pétition contre l’élevage en cage est une chance historique de faire cesser cette pratique et d’accéder à un élevage plus respectueux de l’animal en même temps que de la santé humaine.

Le conseil de l’Europe peut condamner les cages et permettre la libération de l’animal de cette atteinte à la vie.

Dans le cas contraire, les citoyens Européens n’auront plus de doutes sur le soutien de l’Europe aux puissances financières et ce sera une raison de plus pour la transformer dans l’intérêt des peuples et des animaux.

SIGNONS ET PARTAGEONS LA PÉTITION