Pourquoi la pauvreté doit être combattue ?

Est-il acceptable que la pauvreté regagne du terrain et touche tous les quartiers populaires alors que la France demeure la 5ème ou 6ème nation la plus riche de la planète ? Assurément non.

Au cœur de la riche région du Centre-Val-de-Loire,  ce constat s’impose d’autant plus que les politiques libérales de ces 15 dernières années produisent des effets désastreux avec la dislocation progressive de l’Etat, et donc des services publics, et aussi des services sociaux ainsi qu’avec la paupérisation grandissante des populations, y compris des salariés.

Confrontés à la précarisation de leur situation dans tous les domaines, emploi, logement, revenu, santé, retraite, les citoyens  peuvent à tout moment  tomber dans la pauvreté.

De fait, les personnes les plus démunies sont les plus atteintes mais nulle personne dans la classe moyenne n’échappe désormais à la crainte du déclassement.

La France Insoumise se refuse à cette dislocation de la société.  L’ambition municipale tend vers un nouvel humanisme par le renforcement des solidarités existantes et par l’encouragement de nouvelles solidarités intergénérationnelles, envers les populations démunies, les étrangers, les personnes handicapées ou toutes celles qui sont dans le besoin.

Au-delà, la solidarité vise à donner à chaque personne enfant, adulte ou senior, les moyens de subsistance digne.

Il ne s’agit pas de se substituer  à la solidarité nationale dont le rôle est irremplaçable, mais d’être à l’avant-garde de ce que devra être la solidarité nationale lors de la prochaine alternance politique lors des élections présidentielles en 2022.

La lutte contre la pauvreté constituera une des priorités majeures de la nouvelle majorité municipale et métropolitaine, si les citoyens nous accordent la confiance.

Plan décennal de lutte contre la pauvreté

Cette nouvelle majorité sera amenée à adopter un plan décennal des solidarités comportant plusieurs volets dont celui relatif à la lutte contre la pauvreté. Ce plan décennal réexaminé chaque année pour d’éventuelles améliorations et adaptations, visera à engager pleinement et résolument  la collectivité dans la lutte contre la pauvreté.

Pouvons-nous l’éradiquer ? Non, bien sûr tant que les politiques libérales seront à l’œuvre et frapperont chacun d’entre nous. Mais notre devoir est de permettre à chaque personne d’avoir toute sa place dans la société. C’est pourquoi ce plan décennal de lutte contre la pauvreté est prioritaire.

Nous, les insoumis, nous nous engageons à agir dans plusieurs directions simultanées de sorte que toutes les conditions doivent être réunies pour donner des perspectives, de la dignité aux personnes pauvres.

Nous mettrons fin aux arrêtés sur la mendicité et aux ordres donnés aux polices municipales (ou métropolitaines) visant à chasser les pauvres de la voie publique. Cacher ces pauvres est un confort méprisant qui n’aide en aucun cas à s’attaquer aux problèmes.

Nous nous engageons à créer dans chaque quartier une Maison des Solidarités et du Partage qui auront pour rôle de mettre en place un guichet unique d’accès aux droits assurant ainsi information et suivi des dossiers et permettant à toute personne de connaître ses droits sociaux. Des postes de médiateurs seront créés à cet effet. En accord avec la CAF*, la CNAM* et Pôle Emploi, une permanence sociale sera assurée permettant aux personnes d’être plus étroitement suivies dans leur processus d’intégration ou de réintégrations.

Nous développerons la gratuité ou la tarification sociale pour l’accès aux équipements et services municipaux et métropolitains. Il sera procédé à la révision de la tarification sociale par la baisse des tranches de quotients familiaux et par la mise en place d’un taux d’effort en relation avec la CNAS*

Nous garantirons le droit à la domiciliation pour les SDF (Sans Domicile Fixe) avec un service de bagage ainsi que l’accès aux jardins partagés.

Nous favoriserons les associations caritatives et de solidarité dans leur démarche d’aide aux personnes les plus démunies en assurant la gratuité des repas de solidarité avec des produits « bio », la distribution de nourriture pour les animaux de compagnie, la disposition dans chaque quartier de locaux d’accueils avec des lieux de vie intime et avec droit de disposer des animaux de compagnie.

Bien entendu, en relation avec les services sociaux, il sera indispensable d’activer  tous les dispositifs existants ou nouveaux, visant à la réinsertion dans le marché du travail. Cela concernera aussi les chômeurs de longue durée.

Enfin, par des arrêtés municipaux, nous veillerons à interdire non seulement la coupure d’eau et d’énergie mais aussi leur réduction à un niveau drastique et nous interdirons les dispositifs anti-SDF sur la voie publique.

La lutte contre la pauvreté est un devoir moral

La conscience républicaine nous impose des devoirs envers toutes les personnes fragilisées par la vie et un pays aussi riche que le nôtre, son histoire révolutionnaire, celle des Lumière, ses combats épiques pour les droits humains et sociaux, sa fibre républicaine nous engagent tous à des devoirs de solidarité.

Plus encore, lorsque dans l’action politique et citoyenne, l’engagement humaniste, républicain, solidaire est le cœur de nos valeurs, comme c’est le cas dans la France Insoumise, ce devoir de solidarité s’impose. Tous ceux et toutes celles qui partagent ces valeurs sont évidemment les bienvenus.

La lutte contre la pauvreté fait partie des combats permanents des forces progressistes, humanistes, c’est la raison pour laquelle les insoumis de l’orléanais sont résolus dans ce combat.

* CAF = Caisse d’Allocation Familiale

CNAM  =  Caisse Nationale d’Assurance Maladie

CNAS   = Comité National d’Action Sociale