Ce Brexit qui n’en finit pas

Alors qu’englués dans un improbable imbroglio  et dans un suspense insoutenable d’un vote parlementaire majoritaire en faveur d’un plan Brexit, les rares électeurs mobilisés lors des élections locales (une participation d’un tiers seulement) du jeudi 2 mai ont fortement sanctionné les deux principaux partis du Parlement pour incapacité à résoudre le Brexit. Les conservateurs perdant 44 des 137 districts (et 1.335 conseillers sur les 4.896), les travaillistes perdant 6 de leurs 66 districts (et 62 conseillers sur 2085) au profit des libéraux-démocrates gérant 18 districts soit 10 de plus (avec 1.351 conseillers soit 704 de plus).

Cette sévère sanction des électeurs accroît la pression des britanniques auprès de la Première Ministre Theresa May pour une solution rapide afin d’éviter une nouvelle humiliation électorale le 26 mai qui, si les élections étaient maintenues, risque de hisser en tête le tout nouveau parti crée par Nigel Farage, le Parti du Brexit que les récents sondages placent à plus de 30 % loin devant les travaillistes autour de 20 % et les conservateurs sous la barrière des 15 % possible en quatrième position alors que ces deux formations, malgré la punition du 2 mai, avaient obtenu chacune 28 % des suffrages.

Ce lundi 13 mai, Jean-Luc Mélenchon s’est exprimé à l’Assemblée Nationale sur le Brexit et aussi son interview accordée à la presse européenne donne un excellent panorama de la situation dans laquelle la France se trouve.

Une alliance PS-EELV-LREM-LR au Parlement Européen ?

Le dernier billet de Jean-Luc Mélenchon rédigé le lundi 13 mai et  son intervention à ce sujet au Parlement en dit long.

Alors que François Hollande s’ingénie à poursuivre son œuvre de destruction méthodique du PS, Yannick Jadot semble vouloir le copier avec ses déclarations enflammées en faveur d’une Europe des régions et d’une écologie de marché ouvertes à tous les vents libre-échangistes.

On eût pu penser que les deux formations historiques de gouvernement dits progressistes des dernières décennies, le PS et EELV profiteraient de ces élections européennes pour amorcer un bilan critique de la droitisation de leurs positionnements idéologiques, ces deux formations ont opté la poursuite sans remise en question. La sanction sera rude mais justifiée.

Nous alertions les dangers de l’abstention même si beaucoup d’électeurs considèrent que l’Union Européenne concentre des critiques nombreuses pour son refus de prendre en compte les aspirations populaires.

Plutôt présente dans les milieux populaires et dans la jeunesse, l’abstention habituellement plus élevée chez eux que dans le reste de l’électorat risque de pénaliser la France Insoumise malgré une campagne dynamique sur le terrain

Les insoumis Orléanais remercient les participant-e-s et aussi nos invités Younous Omarjee, Mathilde Panot et Karin Fischer

Cette réunion publique s’est tenue le jeudi 9 mai, Salle Eiffel à Orléans en la présence de près d’une centaine de personnes dans le cadre des élections européennes sur le thème de l’urgence écologique.

Les interventions de nos invités ont reçu une écoute très attentive démontrant le plein accord du public sur la nécessité d’un changement majeur des politiques européennes dans tous les domaines liés à l’environnement : agriculture, pêche, consommation, énergie, soutien des investissements dans le durable.

Photos prises par les insoumis de l’Orléanais le 9 mai 2019

De gauche à droite : L’eurodéputé Younous Omarjee, la candidate Karin Fischer, 49 ème de la liste et la députée Mathilde Panot

De gauche à droite : L’eurodéputé Younous Omarjee, la candidate Karin Fischer, 49 ème de la liste et la députée Mathilde Panot

 

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Patrick Chamoiseau – Editions Points – Frères migrants