Controverse à l’article paru dans la Rep’ du samedi 9 mars 2019 L’union de la gauche ?
« Ni oui, ni non » par Florent Buisson

Initialement, nous avions été contactés par Florent Buisson de la Rep’ pour un article qui devait porter sur les intentions et les grandes lignes programmatiques de La France Insoumise orléanais.

Finalement, son article devait traiter d’une apparente difficulté pour rassembler la gauche orléanaise. Florent Buisson s’était ainsi inspiré des déclarations de plusieurs représentants des forces dites progressistes, déclarations qu’il s’était contenté de juxtaposer, suggérant ainsi au lecteur que ce rassemblement était rendu impossible à la veille des échéances municipales de 2020 eu égard notamment au positionnement de La France Insoumise.

Mais à qui appartient réellement la responsabilité de cette contrevérité à la lecture de cet article et qui en serait l’instigateur ?

La France Insoumise orléanais ? Certainement pas !

Les quelques lignes qui suivent nuancent considérablement cette hâtive déduction.

Si toutefois il est juste de dire dans cet article qu’en juin 2018, les élus orléanais, socialistes, communistes et écologistes (composante omise par le journaliste) avaient organisé une réunion conviant La France Insoumise, dire que cette rencontre est demeurée sans succès et donc sans suite ne reflète pas exactement la réalité de ce qui s’en est suivi.

Le 12 septembre 2018, afin d’objectiver notre positionnement, nous avons demandé la publication du communiqué ci-dessous qui ne l’a pas été, comme trop souvent, dans les colonnes de la Rep’ privant ainsi ses lecteurs d’une information essentielle :

Les insoumis d’Orléans et les municipales de 2020

Les insoumis d’Orléans défendent un ambitieux projet humaniste, écologiste et citoyen pour la ville d’Orléans et la Métropole.

Invités à participer à la réunion informelle organisée par des élus de l’opposition municipale (PS-EELV-PCF) avant les vacances d’été 2018, les insoumis constatent qu’en l’état, les conditions pour une entente en vue d’une alliance ne sont pas actuellement réunies.

En effet, ni les ambitions personnelles ayant déjà acté la mise en orbite d’une tête de liste dans le cadre d’une alliance sauve-qui-peut d’élus sortants, ni la mollesse des positionnements de certains à l’égard de la politique du Président Macron, ni la vision strictement gestionnaire du projet tel qu’envisagé, ne le permettent.

La France Insoumise recherchera de manière transparente une dynamique citoyenne avec l’ensemble des acteurs locaux pour adapter Orléans et sa Métropole aux défis écologistes, sociaux et humanistes de notre époque.

LFI orléanais
12 septembre 2018

Dire que les conditions pour une entente en vue d’une alliance ne sont pas actuellement réunies ne signifie pas qu’elles ne pourront pas l’être ultérieurement, mais encore faut-il que cette alliance soit la préoccupation d’organisations politiques et non d’élus davantage soucieux de leur réélection, voire de leur position en tête de liste sans même que des échanges sur des bases programmatiques n’aient pu avoir lieu.

Les propos de Jean-Philippe Grand d’EELV ont-ils été fidèlement rapportés par le rédacteur de cet article ? De toute évidence, s’il avait été publié, notre communiqué du 12 septembre 2018 aurait dû suffire à préciser que nous n’avions jamais dit que nous ne voulions pas d’union, mais que nous devions préalablement fixer les bases rappelées précédemment. Comment Jean-Philippe Grand aurait-il pu tenir de tels propos alors que dans un mail que nous lui avons adressé le 13 septembre 2018, en réponse au débat « Pour ou contre la gratuité des transports publics » auquel il nous conviait de sa propre initiative, nous tenions déjà un même discours ?

Quant au PCF, est-il nécessaire de rappeler que nous nous sommes déjà retrouvés pour des actions et de réflexions en commun au sein du Collectif unitaire orléanais des organisations politiques de gauche, à plusieurs reprises depuis la Marée Populaire du 26 mai 2018, avec Alternative Libertaire, Génération.s, et le NPA ?

Enfin, une dernière précision concernant les termes rapportés de notre camarade

Jean-Marie Boutiflat dans cet article et qui transforment le sens de son propos :

Nous n’avons nullement l’intention d’avoir une quelconque main mise sur les collectifs ou les associations. En réalité, voici ce qu’a dit Jean-Marie Boutiflat : « quand bien même nous travaillerions actuellement sur un programme inspiré des grandes lignes de l’avenir en commun de la France Insoumise et leur déclinaison sur un plan local, celui-ci serait étayé des apports des collectifs, associations et citoyens quant à leur approche et connaissance du terrain dont nous tiendrons compte le moment venu ». Bien entendu, la phrase sortie de son contexte et de la teneur de celle reprise par le journaliste trahissait le sens du propos de Jean-Marie.

Bien évidemment, les termes tels que rapportés dans l’article ne reflètent pas non plus la stratégie que nous comptons mettre en place pour une campagne non pas « menée par nous avec l’appui de différents collectifs comme SPLF 45, RVO et les Riverains du quartier Nord des Groues », mais une campagne menée avec l’apport de différents collectifs…….C’est précisément ce qu’a dit Jean-Marie et qui n’est pas la même chose que d’attendre un appui des Collectifs et des Associations.

Deux samedis de suite (16 et 23 mars), la Rep’ a publié dans sa rubrique « Discrétions » les réactions des Riverains Val d’Ouest Orléans (RVO) et du collectif SPLF 45. La Rep’ s’est même enquis du point de vue de l’association Pôle Nord qui n’était absolument pas cité dans l’article et qui n’aurait donc pas dû être concertée. Nous avons tout lieu de penser qu’en reprenant les termes de Jean-Marie de cette manière, l’intention du journaliste était tout autre.

Pour conclure, notre confiance à l’égard de la Rep’, quand il s’agit de rapporter nos propos, est sérieusement mise à mal.

Afin de rétablir la vérité et comme nous l’avons également souligné le jour de notre interview, nous tenons à rappeler que :

« La porte d’un rassemblement n’est pas fermée, car nos points de convergences l’emportent sur nos points de divergences et ceci est particulièrement vrai avec le PCF (point qui n’a pas été repris par la presse, ce qui n’est pas sans entretenir la division ou l’éloignement de nos organisations pourtant en accord sur un certain nombre d’orientations programmatiques dans le cadre des municipales) ».